Les enfants qui font du ski sont meilleurs à l’école

Comment une journée au ski peut-elle avoir un impact positif sur les résultats à l’école ?

Le spécialiste du sport et chercheur neurologue Friederbeck a analysé diverses études notamment sur des enfants. Son credo: “Le mouvement nous rend intelligents”. Friederbeck a analysé un certain nombre d’études scientifiques internationales. À titre d’exemple, il donne quelques résultats :

    • Une analyse sur 265 000 sujets a révélé que le niveau de performance du système cardiovasculaire à 18 ans permet de prédire l’intelligence et le niveau de formation qui peut être atteignable dans la vie future.
    • Une autre étude sur 4500 élèves du primaire montre que les élèves ayant pratiqué une activité physique supplémentaire pendant un an, ont enregistré de meilleures performances en mathématiques et en langues.
    • L’inactivité et l’obésité sont en corrélation avec une performance scolaire plus faible.
    • En 2003, le scientifique Marcus Richards et son équipe, de l’University College de Londres, ont examiné le lien entre l’activité physique et la mémoire sur 1919 adultes. Leur niveau d’activité physique a été mesuré à l’âge de 36 ans, puis leur mémoire verbale à 43 et 53 ans. Conclusion : plus les sujets ont fait de l’exercice à 36 ans, meilleure est leur mémoire en milieu de vie.
    • Une étude plus récente de 2014, menée par Lisa Weinberg du Georgia Institute of Technology (Etats-Unis) a consisté a demander à des étudiants de mémoriser 90 photos, puis de pratiquer un exercice de musculation des jambes — tandis qu’un groupe témoin  restait assis. Deux jours plus tard, les étudiants devaient reconnaître le plus d’images possible sur un lot de 180. Surprise, le groupe entraîné a su en reconnaître 60 %, 10 % de plus que les témoins qui étaient restés assis.

Quelle est la raison?

Friederbeck, qui a été entraîneur de l’équipe nationale allemande de ski freestyle pendant 13 ans, considère que la réponse se trouve dans les fonctions exécutives et plus particulièrement dans l’autorégulation.

Les fonctions exécutives correspondent aux capacités nécessaires à une personne pour s’adapter à des situations nouvelles. Ces situations vont faire appel à nos fonctions exécutives car elles demandent l’élaboration d’un plan pour réaliser la tâche Des capacités sont alors nécessaires telles que : l’inibition, la planification, l’attention, l’autorégulation, etc.

L’autorégulation renvoie à diverses formes d’activités mentales mises à disposition du sujet pour contrôler et gérer ses processus de réflexion. En définitive, elle permet de mieux structurer et organiser la pensée.

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L’activité physique permet donc de développer sa concentration et sa mémoire.

Le sport favorise la concentration

Friederbeck indique que “le quotient intellectuel peut difficilement être amélioré par la formation, mais il peut l’être par l’autorégulation ». Pratiquer du sport régulièrement stimule les zones du cerveau où se situent nos fonctions exécutives, ce qui favorise notre système d’apprentissage et notre motivation.

fonctions executivesQue se passe-t-il lors de l’apprentissage dans le cerveau?

Friederbeck explique le fonctionnement des synapses. Ces liaisons située entre deux neurones, assurent la transmission des informations d’une cellule à l’autre. L’apprentissage permet d’augmenter le nombre et la taille des synapses. Pour modifier leurs propriétés de transmission, elles ont besoin du facteur de croissance BDNF (protéine qui agit sur la croissance des neurones et le système nerveux) et la dopamine. L’exercice physique augmente la sécrétion de ces deux « engrais » (BDNF et Dopamine). Donc les “Synapses aiment le sport !”.

La persévérance a un effet sur le BDNF

Cette thèse est également confirmée par des études. S’exercer régulièrement entraîne une augmentation du BDNF.

La Dopamine

Nous l’avons vu, le sport a favorise les structures neuronales / BDNF et la régularité permet d’en conserver les effets. Mais il est également important que l’activité sportive soit volontaire et dans un environnement stimulant. Plus l’environnement est stimulant, plus la dopamine sera répandue.

Friederbeck qui travaille depuis longtemps dans le milieu des sports d’hiver, mentionne à titre d’exemple le ski. En effet, il indique que le ski est un sport moderne et que les enfants peuvent rapidement apprendre les techniques de base ce qui rend l’expérience positive. Cette expérience initiale créée une étincelle : « Maman , Je veux en faire à nouveau ! ». Cette humeur positive est amplifiée par l’environnement stimulant de la montagne : la neige, la beauté des paysages, etc.

Friederberck décrit l’effet de la nature sur les enfants “Ils sont seuls dans la forêt, le cerveau est libre ce qui favorise la réflexion, l’organisation des pensées du jour, l’ouverture d’esprit – à l’extérieur, ça marche mieux que dans un bureau”.

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